Ma sœur a chassé ma belle-fille… jusqu’à ce que je révèle qui possédait la maison

Elle voulait qu’il reste. »

Les larmes lui montèrent aux yeux.

« Elle m’a dit qu’il était un Delcourt.

Qu’il avait besoin d’être élevé dans son environnement.

Puis elle a dit que moi, je n’étais qu’une erreur que Julien avait faite parce qu’il était amoureux. »

Je regardai mon petit-fils dormir.

Noah avait cinq ans.

Il avait les mêmes cheveux châtains que son père et la même habitude de froncer légèrement les sourcils dans son sommeil.

Julien était mort sur une route départementale un soir de pluie.

Sa voiture avait quitté la chaussée dans un virage.

Les enquêteurs avaient conclu à un accident : vitesse raisonnable, mauvaise visibilité, aquaplanage probable.

J’avais passé des mois à accepter cette explication.

Mais il y avait une chose que je n’avais jamais acceptée : l’idée que Camille et Noah puissent devenir des invités tolérés dans la famille que Julien avait laissée derrière lui.

« Qu’as-tu répondu à Hélène ? » demandai-je.

« Que je ne partirais pas sans Noah. »

« Et ? »

« Elle a dit que si je refusais, elle bloquerait mes moyens de paiement et demanderait à ses avocats d’examiner ma capacité à garder Noah. »

Je la regardai fixement.

« Ses avocats ? »

« C’est ce qu’elle a dit. »

Pour la première fois depuis que je l’avais trouvée, un sourire me vint.

Camille eut l’air presque blessée.

« Ce n’est pas drôle. »

« Non.

Mais Hélène vient de me montrer qu’elle ne comprend absolument pas la situation dans laquelle elle se trouve. »

Je me relevai et pris deux valises.

« Nous rentrons. »

Camille blanchit.

« Marc, le dîner du conseil est ce soir.

Elle reçoit tout le monde. »

« Je sais. »

« Je ne veux pas d’une scène. »

« Alors Hélène n’aurait pas dû en créer une. »

Mon chauffeur, Alain, nous rejoignit quelques instants plus tard.

Il ne posa aucune question.

Il chargea les bagages pendant que j’installais Noah et sa mère à l’arrière.

Sur la route vers Saint-Clair, le ciel vira au gris sombre.

Noah se réveilla à mi-chemin.

« Papi ? »

« Bonsoir, champion. »

Il frotta ses yeux.

« On retourne à la maison ? »

« Oui. »

Il regarda sa mère, puis moi.

« Tante Hélène a dit que maman devait vivre ailleurs. »

Camille détourna le visage vers la vitre.

« Elle a dit pourquoi ? » demandai-je.

Noah hésita.

« Elle a dit que maman n’était pas née dans la bonne famille. »

Je fermai les yeux une seconde.

Puis je lui pris la main.

« Écoute-moi bien.

Une maison n’est pas une récompense pour les gens qui sont nés avec le bon nom.

Une famille non plus. »

Il sembla réfléchir, puis se rendormit quelques minutes plus tard.

Camille parla seulement lorsque les grilles du domaine apparurent au bout de l’allée.

« Pourquoi avez-vous souri quand j’ai parlé des avocats ? »

Je regardai les lumières de la grande maison.

« Parce qu’Hélène pense encore que beaucoup de choses ici lui appartiennent. »

« Elles ne lui appartiennent pas ? »

« Plus depuis plusieurs mois. »

Elle se tourna vers moi.

« Qu’avez-vous fait ? »

« Après la mort de Julien, j’ai créé une structure pour protéger Noah. »

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