Mon ex m’a invitée à ses fiançailles, puis il a vu mon bébé

finir proprement”.

J’avais signé, épuisée par des semaines d’accusations et de pression médiatique.

Ce qu’il ignorait, c’est qu’en faisant cela, il avait laissé intact le mécanisme successoral de son père.

« Si c’est ton enfant », souffla Inès, « qu’est-ce que ça veut dire exactement ? »

Marc la regarda.

« Rien pour l’instant. »

« Marc. »

J’ai posé l’enveloppe sur le lit.

« Le transfert a été enregistré ce matin », ai-je dit.

Mon téléphone vibra presque au même instant.

Un message de Maître Renaud confirmait que les droits de vote attachés aux actions concernées venaient d’être gelés puis réattribués à la fiducie de Noé, sous réserve de la confirmation de paternité.

« Tu plaisantes », dit Marc.

« Non. »

« Il faut un test. »

« Je suis d’accord. »

Cette réponse le surprit.

Il me regarda comme s’il cherchait un piège.

« Tu acceptes ? »

« Je n’ai jamais douté de qui est son père. »

Inès posa sa coupe sur la table.

« Marc, pourquoi tu ne m’as jamais parlé de cette clause ? »

« Parce qu’elle ne concernait rien. »

« Elle concerne visiblement quelque chose. »

Sa voix était devenue froide.

Marc s’approcha de mon lit.

« Élise, tu comprends ce que tu es en train de faire ? »

« Oui. »

« Quatre mille salariés dépendent de cette entreprise. »

« Et tu penses que je l’ignore ? J’en ai recruté plusieurs centaines. »

Il serra les dents.

« Tu vas utiliser un bébé pour prendre le contrôle du groupe ? »

C’était exactement ce que j’attendais.

Je le regardai longuement.

« Je n’utilise personne.

Ton père a créé cette disposition.

Tes juristes l’ont maintenue.

Tu as signé le divorce sans la considérer parce que tu pensais qu’il n’existait aucun enfant. »

« Tu aurais dû me prévenir. »

« Quand ? Lorsque ton avocat expliquait au tribunal que j’étais instable ? Ou quand ton service de communication donnait aux journalistes des détails sur mes séances chez une psychologue après la mort de ma mère ? »

Son regard se détourna.

Inès se raidit.

« Quels détails ? »

Marc ne répondit pas.

J’ai compris qu’elle ne savait pas tout.

« Pendant la procédure », expliquai-je, « plusieurs articles ont affirmé que j’avais des problèmes émotionnels qui affectaient ma capacité professionnelle.

Des informations tirées de rendez-vous médicaux privés ont circulé. »

Inès fixa Marc.

« Tu m’avais dit que ça venait de sources proches du conseil. »

« C’était le cas. »

« Est-ce que tu les as autorisés à les utiliser ? »

« Ce n’est pas pertinent maintenant. »

Elle eut un bref rire incrédule.

« C’est toujours ce que tu dis quand la réponse est oui. »

Une infirmière entra dans la chambre et demanda si tout allait bien.

Je lui répondis que oui, mais elle regarda Marc avec méfiance.

« Madame vient d’accoucher.

Elle a besoin de repos. »

« Nous partons dans une minute », dit Inès.

Marc se tourna vers elle.

« Nous ? »

Elle retira lentement sa bague de fiançailles.

Il la fixa.

« Ne fais pas ça. »

« Pourquoi ? »

« Parce que tu es sous le choc. »

« Non.

Je crois justement que je commence

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