Il vit les marques sur son cou, puis un vieux tatouage fit paniquer son beau-père

passé des semaines à dire que tu étais épuisée. »

Clara sentit une vieille peur revenir.

C’était exactement ce que Gérard avait prévu.

La transformer, sur le papier, en femme instable.

Mais Inès sourit à peine.

« Merci de l’avoir dit devant témoins. »

Damien s’interrompit.

Sofia désigna la caméra corporelle sur sa veste.

« Cette conversation est enregistrée dans le cadre de notre intervention. »

Le silence qui suivit fut presque irréel.

Damien regarda son père.

« Fais quelque chose. »

Gérard resta immobile.

Pour la première fois de sa vie, peut-être, Damien Delcourt découvrait ce que signifiait demander de l’aide à quelqu’un qui ne pouvait plus vous protéger.

Sofia s’avança.

« Monsieur Delcourt, retournez-vous, s’il vous plaît. »

« Pourquoi ? »

« Vous êtes placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête portant notamment sur les violences présumées commises aujourd’hui, des menaces antérieures et des faits financiers. »

Damien regarda Clara avec incrédulité.

« Tu fais ça le jour où notre fille est née ? »

Clara répondit avant même d’y penser.

« Non.

C’est toi qui as choisi ce jour. »

Les menottes se refermèrent.

La phrase sembla atteindre Damien plus durement que tout le reste.

Il fut conduit vers la porte.

Juste avant de sortir, il se retourna.

« Tu ne sais pas ce qu’Étienne a fait pour obtenir ces documents. »

Étienne se figea.

Damien remarqua sa réaction.

« Il ne t’a jamais raconté ? »

« Avancez », ordonna l’un des policiers.

Damien disparut dans le couloir.

Clara se tourna vers son oncle.

« Qu’est-ce qu’il voulait dire ? »

Étienne resta silencieux longtemps.

Puis il prit la chaise près du lit et s’assit.

« Après l’incendie, j’ai fait quelque chose dont je ne suis pas fier. »

Clara attendit.

« J’ai suivi Gérard.

Pendant des semaines.

Je voulais savoir où il gardait ses copies, qui il rencontrait, qui le payait.

Une nuit, je suis entré dans un bureau qui ne m’appartenait pas. »

Sofia le regarda.

« Vous m’aviez parlé de ça. »

Étienne hocha la tête.

« Je n’y ai rien volé.

Mais j’ai photographié plusieurs documents.

À l’époque, ce que j’avais fait aurait compliqué toute utilisation judiciaire.

Alors j’ai tout gardé.

Je n’ai remis aux enquêteurs actuels que les éléments dont l’origine peut être établie correctement. »

Clara expira.

Damien avait essayé une dernière fois de transformer une vérité imparfaite en arme absolue.

Étienne n’était pas un héros sans faute.

Il avait été un jeune homme furieux, terrifié pour son frère, qui avait franchi une limite.

Mais il ne lui avait pas menti maintenant.

« Pourquoi avoir gardé l’enveloppe aussi longtemps ? » demanda-t-elle.

Étienne regarda Lucie.

« Parce que ton père me l’avait confiée.

Et parce qu’après sa mort, je n’arrivais pas à décider si l’ouvrir protégeait sa mémoire ou la trahissait. »

« Qu’est-ce qui t’a décidé ? »

Il regarda les marques sur le cou de Clara.

« Toi. »

Gérard fut à son tour informé qu’il devait accompagner les enquêteurs au commissariat.

Cette fois, il protesta.

Il parla de ses avocats, de ses relations, de son âge, de la réputation de son entreprise.

Sofia l’écouta sans hausser la voix.

Puis elle lui expliqua que des messages récents semblaient montrer sa participation aux pressions sur

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